Lors du GTA (1) du 24 février 2025,
Le Snec-CFTC de Bretagne a exprimé son désaccord face aux réductions de moyens prévues pour la rentrée scolaire 2025, s’élevant à 74,5 ETP, malgré une baisse modeste de 1,00 % des effectifs.
Le Snec-CFTC souligne que ces réductions ne sont pas justifiées au regard des besoins en effectifs réduits pour améliorer les apprentissages et la qualité de l’enseignement, particulièrement dans les collèges et lycées où les classes demeurent souvent surchargées.
Le Snec-CFTC critique l’absence de soutien pour l’instauration de classes à effectif réduit, malgré les preuves de leur efficacité, telles que celles observées en GS, CP et CE1, où les évaluations nationales ont montré une amélioration sensible des savoirs et compétences des élèves. Les enquêtes PISA et les évaluations du Ministère de l’Éducation Nationale montrent une baisse régulière des compétences des collégiens en lecture et en compréhension des consignes en français, ainsi qu’en mathématiques et en sciences. Il est de plus à constater que les élèves issus de familles moins favorisées socialement portent davantage les fruits de ces classes à effectif réduit, soulignant l’urgence de réduire les effectifs des classes.
Où est donc le « choc des savoirs » attendu et sa seconde version prévue par Mme la Ministre ?
Le Snec-CFTC interroge également sur l’avenir de la filière bilingue breton, en constante diminution, ce qui crée une réelle inquiétude. Le Snec-CFTC propose des initiatives pour stimuler l’apprentissage, comme l’introduction d’un temps d’initiation à la langue et à la culture bretonne dès le début du primaire, pour valoriser cette richesse culturelle régionale.
Le Snec-CFTC demande des éclaircissements sur plusieurs points, notamment les taux d’encadrement, les heures budgétisées non consommées, les postes hors classe et les moyens de remplacement pour la prochaine rentrée. Il est effectivement à noter l’écart entre les heures d’enseignement prévues et celles réellement consommées, totalisant 1923,7 heures non utilisées en 2024.
Pour lire l’intégralité de la déclaration et de l’analyse du Snec-CFTC Bretagne
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(1) Groupe de Travail Académique du Rectorat