Le Snec-CFTC 75
Dépose et prononce une déclaration liminaire à laquelle se ralient le Spelc, la CGT et la CFDT, les syndicats présents lors de la CAE du mercredi 27 mai 2026 à la Direction Diocésaine de l'Enseignement Catholique de Paris.
En voici le texte intégral :
Déclaration liminaire, en CAE à Paris, le 27 mai 2026
Le travail en général, et le métier d’enseignant en particulier, sont actuellement bien malmenés. Il y eut la réforme des retraites, désormais suspendue, et il y a encore le gel du point d’indice de la fonction publique. Chaque fois, les organisations syndicales ont exprimé leur désaccord parce que ces mesures ne sont pas justes et qu’elles nuisent à la valeur du travail.
Mais c’est un coup, à présent, auquel l’on ne s’attendait pas. Les organismes de gestion et les organisations professionnelles de l’Enseignement catholique ont décidé, unilatéralement, de dénoncer le contrat de prévoyance qui, depuis 1978, bénéficie aux enseignants de ce réseau. C’est un recul social sans précédent.
Le prétexte est l’offre faite par ailleurs par la Mgen, dont le contrat facultatif, pour la prévoyance, est assorti d’une symbolique participation de l’Etat de sept euros par mois au maximum, tandis que la cotisation du contrat de base coûtera trente-huit euros. L’alternative est simplissime :
- ou bien l’enseignant, conscient de l’importance d’une telle assurance, acceptera une hausse de son budget-assurance annuel de plusieurs centaines d’euros, diminuant d’autant, s’il le peut, un pouvoir d’achat déjà étriqué ;
- ou bien il sortira de ce cadre protecteur et, compte tenu des salaires de la profession, sera promis à une grande précarité s’il devait tomber malade ou subir un accident de la vie.
Il est une donnée qui, visiblement, n’a pas été prise en compte par nos gestionnaires : il s’agit de la confiance accordée à l’institution par de très nombreux enseignants qui choisissent l’Enseignement catholique à dessein, y œuvrent avec talent et qui, aujourd’hui, voient dans un tel événement le peu de cas que l’on fait de leur engagement.



