Dans le cadre du budget 2025, le gouvernement a renoncé à l’augmentation du délai de carence pour les agents de la fonction publique, qui devait passer de 1 à 3 jours en cas d’arrêt maladie. Toutefois, une autre réforme est maintenue : la baisse de la prise en charge des arrêts maladie, avec une indemnisation réduite de 100 % à 90 % du salaire.
Conformément à l’article 189 de la loi de finances pour 2025 n° 2025-127 du 14 février, cette mesure sera effective dès le 1er mars. Elle s’applique exclusivement aux congés de maladie ordinaire accordés ou renouvelés à partir du 1er mars 2025.
D’après le gouvernement, cette mesure vise deux objectifs principaux :
– Réduire les dépenses publiques : en abaissant les indemnités des agents en arrêt maladie, l’État cherche à limiter les coûts liés aux absences dans la fonction publique.
– Lutter contre l’absentéisme : le gouvernement estime que cette réduction de rémunération pourrait inciter les agents à diminuer la durée ou la fréquence de leurs arrêts maladie.
Pire, cela risque de précariser davantage les personnes malades qui devront faire face à une perte de revenus de 10 % alors qu’elles sont déjà fragilisées par la maladie.
Cela ne va pas dans le sens de l’attractivité du métier.