Prévoyance, laïcité, dérives : le Snec-CFTC alerte le CAEC
À l’occasion du CAEC du 25 septembre 2025, le Snec-CFTC a exprimé une vive inquiétude face à plusieurs évolutions majeures au sein de l’Enseignement catholique.
La suppression annoncée de la prise en charge de la prévoyance des enseignants constitue une rupture historique. Ce dispositif, en place depuis plus de 40 ans, garantissait une protection collective en cas de maladie, invalidité ou décès. Sa disparition, prévue fin 2025 faute d’accord, obligerait les enseignants à se tourner vers des solutions individuelles plus coûteuses, marquant une rupture de solidarité et un signal très négatif pour la profession.
Le Snec-CFTC dénonce également certaines orientations préoccupantes concernant le programme EVARS. Il rappelle que ce programme est un cadre national qui ne peut être modifié au nom du « caractère propre », au risque de porter atteinte aux principes de neutralité et de laïcité.
Sur le terrain, d’autres dérives sont pointées : tentatives d’imposer la « 25ᵉ heure » dans le premier degré ou encore évocation d’une prière en début de cours. Le syndicat rappelle fermement que les enseignants sous contrat sont soumis à une obligation de neutralité et que toute pratique religieuse doit rester volontaire et en dehors du temps scolaire.
Enfin, le Snec-CFTC s’inquiète d’un retard important dans la formation à la laïcité et alerte sur un risque global de perte de confiance : en cherchant à modifier son positionnement, l’Enseignement catholique pourrait fragiliser son équilibre et s’éloigner de la majorité des familles comme des enseignants.

