"Déclassement", "mépris", "pression des familles"... "Les symptômes de la détresse des enseignants du privé sont de plusieurs ordres", estime Véronique Cotrelle, présidente du Snec-CFTC, lors de la conférence de presse du syndicat le 8 septembre 2026. Selon une enquête qu'il a menée, 61 % des répondants placent, après les familles, la succession de réformes comme cause de pression, suivie de la pression hiérarchique (54 % des sondés).
La formation, "un outil d'application de réforme descendante
Et ce n'est pas le seul grief dont fait part le syndicat : la formation des enseignants est aussi interrogée. Alors que Formiris, l'organisme financeur de la formation des professeurs de l'enseignement catholique, est en pleine année de restructuration à la suite d'un rapport de la Cour des comptes, Anne Cabaret, secrétaire générale adjointe, rappelle les revendications du Snec : "Optimiser l'utilisation de la dotation ministérielle, maintenir une ligne budgétaire pour le CPF et sécuriser l'inscription des maîtres en formation".[...]Par ailleurs, elle déplore que le ministère de l'Éducation "transforme la formation en un outil d'application de réformes descendantes : la succession de réformes suppose en effet plus de formation dédiées à l'accompagnement de ces transformations - laïcité, Evars, changements dans les programmes..."Face à cela, le Snec souhaite "une attention particulière à la formation des maîtres délégués, et un tutorat par les pairs pour leur permettre d'enseigner dans de bonnes conditions, et leur permettre de se présenter aux concours".Plus généralement, le Snec-CFTC réclame une "refonte du système de formation, afin qu'il soit non plus subi mais choisi et porteur de sens". Autre demande : la reconnaissance des formations autodidactes, comme celles proposées par Réseau Canopé.
Vous pouvez retrouver l'article complet d'Élise LE BERT sur le site d'AEF Info : https://www.aefinfo.fr/depeche/756605-le-snec-cftc-reclame-une-refonte-du-systeme-de-formation-des-enseignants-du-prive-sous-contrat


