Depuis des années, le Snec-CFTC alerte sur une école qui craque : classes surchargées, manque de moyens humains, difficultés de remplacement, crise de recrutement, inclusion insuffisamment accompagnée, conditions de travail dégradées, réformes successives et précipitées et manque de reconnaissance des enseignants, des aesh et des salariés.
Les alertes sont connues. Les difficultés sont identifiées. Les acteurs du monde de l’éducation les vivent et le Snec-CFTC les dénonce depuis des années.
Aujourd’hui, la colère des lycéens rappelle brutalement cette réalité.
Une journée pour écouter, et après le retour des manifestations et des blocus des lycées ?
Le Premier ministre a annoncé un temps de « démocratie interne » dans les lycées, avec une journée banalisée pour permettre aux élèves d’exprimer leurs difficultés et leurs attentes.
Allons-nous encore demander aux enseignants, aux personnels de vie scolaire, aux chefs d’établissement, de recueillir la parole, de faire remonter les difficultés et de dresser des constats, sans leur donner les moyens d’apporter des réponses ?
Le Snec-CFTC refuse que cette initiative devienne un énième « grand oral » de l’école, suivi de rapports et de consultations sans lendemain.
Les lycéens n’ont pas besoin d’un nouveau questionnaire. Ils ont besoin de réponses.
Malaise des lycéens : des actes et des réponses
Ce que nous attendons désormais, ce sont des décisions et des moyens.
Le Snec-CFTC condamne fermement toute violence, dégradation ou intimidation. La violence n’a pas sa place dans l’école ni autour.
Le Snec-CFTC demande des actes :
- des moyens humains supplémentaires dans les établissements, sans oublier l’école inclusive ;
- le remplacement effectif des enseignants absents sans délai de carence ;
- une véritable politique de prévention de l’épuisement professionnel et des risques psychosociaux ;
- des réformes préparées avec les professionnels, évaluées et accompagnées ;
- un véritable dialogue social, dans lequel la parole des acteurs du monde de l’éducation est réellement prise en compte ;
- des réponses concrètes aux revendications des lycéens.
Le Snec-CFTC le dit clairement : l’école ne peut plus attendre.

