Sans attendre le relevé d’observations définitives de la Cour des comptes (prévu en mai 2026), suite au contrôle de gestion dont Formiris fait l’objet, le Conseil fédéral a voté différentes mesures qui vont impacter fortement le fonctionnement de la fédération.
Si la démarche qui consiste à supprimer les instances associatives dans les territoires correspond à une demande de la Cour des comptes, aucune des autres mesures votées qui concernent la réorganisation territoriale ne figure dans les recommandations provisoires. Elles apparaissent donc injustifiées.
Le Snec-CFTC dénonce :
- Le redécoupage territorial et ses conséquences sur l’accès et le pilotage de la formation,
- Les suppressions des postes de direction et des commissions techniques (CTPF),
- La précipitation et l’improvisation (le fonctionnement et la gouvernance au 1er septembre 2026 ne sont pas connus à ce jour).
Toutes ces décisions dégradent le climat social, ainsi que les conditions de travail des salariés de la fédération, et nuisent aux missions premières de Formiris. Elles auront des conséquences pour les maîtres qui sont pris en charge par Formiris.
Pour le Snec-CFTC, une réduction des frais de fonctionnement s’impose.
Cependant, les décisions prises ne corrigent pas les dérives constatées et ne répondent pas aux problématiques soulevées.
Les territoires ne doivent pas constituer une variable d’ajustement budgétaire.
Selon le Snec-CFTC, d’autres choix étaient possibles pour réduire les frais de fonctionnement et maintenir un service de proximité avec les acteurs locaux et les bénéficiaires d’action de formation.

