Enquête : PÉRIODE EXAMENS 2025


PÉRIODE EXAMENS 2025 : une enquête menée auprès des enseignants du 2nd degré

Cette enquête a été réalisée pour les enseignants qui assuraient des cours et des convocations aux examens, suite aux nombreuses interrogations de nos adhérents.

Étaient exclus les enseignants qui n’avaient pas assuré de surveillance, de correction ou d’oral dans le cadre des examens (DNB, Bac et BTS). Seuls 94 enseignants sur l’ensemble du territoire ont répondu, toutes matières confondues.

Leurs réponses mettent en évidence une forte mobilisation durant la période des examens 2025. La majorité des répondants cumule plusieurs missions (surveillance, correction, oraux), générant une charge de travail importante :

  • 6 % ne reçoivent aucune convocation aux surveillances ;
  • 5 % ne reçoivent aucune convocation aux corrections ;
  • 8 % ne reçoivent aucune convocation aux oraux ;
  • 5 % sont correcteurs du brevet et/ou du bac et/ou du BTS ;
  • 70 % sont convoqués aux oraux des bacs et du BTS.

Les corrections représentent souvent entre 10 et 30 heures (40.8 %), mais peuvent dépasser 30 heures pour une part non négligeable (18.3 %).

Certains enseignants assurent simultanément leurs cours, ce qui complique l’organisation du travail. Cette situation entraîne un impact sur la qualité des enseignements et des corrections.

Les conditions matérielles d’accueil, de correction et des oraux sont globalement correctes, mais restent inégales selon les centres.

La correction numérique suscite des avis partagés avec des difficultés signalées pour 32.4 % d’entre eux. La charge globale est majoritairement jugée lourde, voire difficilement soutenable.

Pour beaucoup, les effets sur la santé sont significatifs (fatigue, stress, troubles du sommeil). Ces résultats soulignent la nécessité de repenser l’organisation des examens et le cumul des missions. Cela peut s’expliquer par le professionnalisme des enseignants qui s’adaptent aux conditions de travail exigées par les missions qui sont posées par la convocation.

Ces missions font parties de nos métiers, mais elles imposent sur une courte période une autre organisation du travail pour les enseignants avec un impact sur leur vie personnelle.

Avis du Snec-CFTC :

Le code de l’éducation indique : Article D911-31 : « Est considéré comme charge normale d’emploi l’obligation, pour les personnels des établissements d’enseignement relevant du ministère de l’éducation nationale, de participer aux jurys des examens et concours pour lesquels ils sont qualifiés par leurs titres ou emplois. »

La portée du texte est trop générale et s’applique mal dans les ensembles scolaires.

Par exemple, un enseignant en Lettres Modernes peut se retrouver convoqué au jury du bac pour corriger des épreuves écrites et examiner des candidats à l’oral, tout en devant assurer ses cours de Français au collège.

Pistes d’amélioration pour rendre possible « la charge normale » d’emploi

– Pour les convocations aux surveillances, il est important de signaler la surcharge provoquée par la multiplication des missions (surveillance, cours, etc.) pour que celles-ci soient équitablement réparties entre les enseignants. S’il y a un CSE dans l’établissement, ce point peut être remonté vers vos élus.

– Certains enseignants, qui cumulent différentes missions avec une charge trop importante, peuvent contacter le service des examens du rectorat, ainsi que leur inspecteur. Ceux-ci peuvent tout à fait entendre cette surcharge et proposer un aménagement quand cela est possible.

Contacter en cas de difficultés persistantes vos représentants académiques du Snec-CFTC qui sont des interlocuteurs de confiance auprès du rectorat.

Interpeller le ministère au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Historique : un travail de longue haleine au service des enseignants du 2nd degré

En mai 2025, l’équipe 2D du Snec-CFTC est interpellée par des enseignants qui se trouvent confrontés à une charge de travail importante en fin d’année scolaire. Certains d’entre eux se plaignent du manque de cadre clair et de la charge lourde de travail liée à leurs missions d’examens (DNB, Bac, BTS).

Des questions nous sont posées sur le cadre réglementaire qui régit la convocation des enseignants à ces missions, nous planchons sur le sujet et publions à nos adhérents le texte réglementaire dans la lettre info 2D du 3 juin 2025 en espérant soulever la plupart des zones d’ombres posées par les dispositifs d’examen mis en place fin juin-début juillet.

Nous constatons déjà une difficulté spécifique pour les collègues enseignants encore au collège et convoqués pour corriger les copies du bac LGT. Pour eux, en effet : « si la convocation est bien prioritaire sur les obligations habituelles, elle ne crée par une règle automatique de libération des cours en collège ». Nous proposons alors aux quelques collègues concernés travaillant dans des ensembles scolaires de « faire une demande de dispense, sur avis du chef d’établissement, auprès des services du rectorat ».

Fin juin 2025, l’équipe 2D continue à recevoir des messages d’enseignants qui expriment la pénibilité induite par la charge des copies à corriger et des oraux à faire passer, notamment, mais pas seulement, en français pour l’épreuve anticipée de première. Nous échangeons alors avec les enseignants concernés pour cerner les difficultés spécifiques rencontrées.

Décembre 2025, l’équipe 2D commence à construire une enquête destinée à évaluer la charge et la pénibilité du travail des enseignants convoqués en fin d’année au collège et au lycée sur des missions de corrections, de surveillances, ou d’oraux (DNB, Bac, BTS). L’enquête est finalement proposée aux enseignants en janvier 2026.

Mars 2026, l’équipe 2D fait le bilan de cette enquête (lien Enquête – Période examens 2025) à laquelle 94 enseignants ont répondu. Les collègues qui n’avaient pas assuré de surveillance, de correction ou d’oral dans le cadre des examens (DNB, Bac, BTS) n’étaient pas concernés par cette enquête. Leurs réponses mettent en évidence une forte mobilisation durant la période 2025.

Avril 2026, au Conseil supérieur de l’éducation, la pénibilité de la participation des enseignants aux missions de corrections au bac est soulevée. Le Snec-CFTC, s’appuyant sur les résultats de cette enquête, interpelle la DGESCO et demande à ce que les missions de correction au lycée soient mieux encadrées, de manière à libérer les collègues convoqués aux examens de leurs cours.

C’est le lien entre nos adhérents et l’équipe 2D qui a permis, par le recueil de témoignages, des premières propositions de réponse, la construction d’une enquête, son analyse et la demande auprès de la DGESCO.

Le Snec-CFTC à votre écoute pour continuer à agir pour le bien des salariés.