NAO 2026 : des négociations salariales décevantes pour les salariés de l’enseignement privé (EPNL)


Les négociations annuelles obligatoires (NAO 2026) de la branche EPNL se sont soldées par un échec. Le Snec-CFTC, rejoint par les autres organisations syndicales, a refusé de signer un accord au rabais. Le collège employeur a alors décidé d’imposer une décision unilatérale sur les salaires.

A lire : le communiqué collège employeur

Lors de ces NAO 2026, les employeurs de la branche EPNL ont refusé toute réelle marge de négociation et n’ont proposé qu’une augmentation générale de +0,5 % des salaires applicable au 1er septembre 2026.

Pour le Snec-CFTC, cette revalorisation salariale ne permet pas de préserver le pouvoir d’achat des salariés de l’enseignement privé, dans un contexte économique marqué par l’inflation et la hausse continue du coût de la vie.

Une augmentation qui reste inférieure à l’évolution du Smic

Cette hausse de 0,5 % intervient alors que le Smic a progressé de +1,18 % en janvier.

Ce décalage montre que plusieurs niveaux de minima conventionnels allaient devenir inférieurs ou très proches du Smic. Le collège employeur a donc été contraint de procéder à un rattrapage des bas de grille, notamment sur la strate 1 à 4 et 5 degrés, afin d’éviter que les salaires conventionnels ne soient dépassés par le Smic.

Pour le Snec-CFTC, cet écart fragilise la lisibilité des grilles salariales et la reconnaissance des qualifications.

Dans ce contexte, une augmentation de 0,5 % apparaît très éloignée des besoins réels des personnels.

Des classifications de la branche EPNL encore pénalisées

Les salariés classés en strate 1 avec 4 ou 5 degrés figurent une nouvelle fois parmi les plus touchés.

Les mesures issues des NAO 2026 sont les suivantes :

  • Valeur du point EPNL : 20,13 € au 1er septembre 2026 (+0,5 %)
  • Strate 1 – 4 degrés : 1093 points
  • Strate 1 – 5 degrés : 1095 points

Selon le Snec-CFTC, ces niveaux de revalorisation ne permettent pas une progression salariale significative et provoquent le tassement durable des grilles.

Enseignants hors contrat : un plancher minimal

Pour les enseignants hors contrat, la mesure prévoit un passage à 371 points pour toute classification inférieure à ce seuil.

Si ce plancher instaure un minimum, le Snec-CFTC rappelle qu’il ne constitue pas une véritable revalorisation salariale et ne compense pas l’érosion du pouvoir d’achat observée ces dernières années.

Pouvoir d’achat et reconnaissance du travail

Pour le Snec-CFTC, la question salariale ne se limite pas à une négociation annuelle.
Elle touche directement à la reconnaissance du travail des personnels de l’enseignement privé.

Personnels administratifs, éducatifs et enseignants contribuent chaque jour au fonctionnement des établissements. Une politique salariale insuffisante peut fragiliser :

  • l’attractivité des métiers,
  • la fidélisation des personnels,
  • la stabilité des équipes,
  • la qualité du dialogue social.

Pourquoi le Snec-CFTC refuse de signer l’accord NAO 2026

Face à ces propositions jugées trop faibles, le Snec-CFTC a choisi de ne pas signer l’accord NAO 2026.

Pour le syndicat, un accord salarial doit permettre :

  • une progression réelle des rémunérations,
  • la reconnaissance des qualifications,
  • la prise en compte de l’ancienneté,
  • le maintien du pouvoir d’achat.

Signer un accord à 0,5 % reviendrait, selon le Snec-CFTC, à entériner une baisse relative du niveau de vie des salariés.

Les revendications du Snec-CFTC

Le Snec-CFTC continue de défendre une ligne claire lors des négociations salariales de la branche EPNL :

👉 une revalorisation salariale de 3 % minimum,
👉 une meilleure reconnaissance des parcours professionnels,
👉 une politique salariale plus dynamique,
👉 un dialogue social sincère.

Pour le Snec-CFTC, il s’agit d’un enjeu de justice sociale et de reconnaissance professionnelle.

Délégués syndicaux, élus CSE : un rôle clé dans les négociations

Les négociations salariales ne se jouent pas uniquement au niveau de la branche.
Elles se construisent aussi dans les établissements.

Les délégués syndicaux (DS) et les élus au CSE, accompagnés par le Snec-CFTC, jouent un rôle essentiel pour :

  • porter les revendications salariales,
  • relayer les réalités du terrain,
  • interpeller les employeurs,
  • défendre les conditions de travail.

Une représentation syndicale forte permet de renforcer le dialogue social et de mieux défendre les intérêts des salariés.

Snec-CFTC : un engagement constant pour les salariés

Le Snec-CFTC agit au quotidien pour :

  • défendre le pouvoir d’achat,
  • améliorer les conditions salariales,
  • informer les personnels sur leurs droits,
  • accompagner les représentants du personnel.

Dans le cadre des NAO 2026, le Snec-CFTC réaffirme sa détermination à obtenir des avancées concrètes pour les salariés de l’enseignement privé.

❓FAQ – NAO 2026 et salaires dans l’enseignement privé sous contrat

– Qu’est-ce qu’une NAO ?

La négociation annuelle obligatoire est un temps de dialogue social entre employeurs et syndicats portant notamment sur les salaires.

– Qui dépend de la branche EPNL ?

Les salariés de l’enseignement privé non lucratif à 96 % du réseau catholique.

– Comment sont décidées les augmentations salariales ?

Elles résultent des discussions entre organisations syndicales et employeurs lors des NAO.

– Pourquoi les NAO 2026 font-elles débat ?

Parce que les hausses proposées sont jugées insuffisantes face à l’inflation.