Le Snec-CFTC a présenté à Madame la Ministre de l’Éducation nationale, le 24 mars 2025, des demandes précises pour améliorer le statut et les conditions de travail de presque 20% des maîtres de l’enseignement privé. Le passage du statut de maître auxiliaire à celui de maître délégué n’a pas permis d’apporter des solutions et améliorations nécessaires.

Près d’un enseignant sur cinq est un maître délégué !

Les maîtres délégués représentent 14 % des enseignants dans le premier degré et 22% dans le second degré, soit une moyenne de 18 %. La proportion ne baisse pas et l’Éducation nationale continue à fabriquer de la précarité encore plus dans le privé sous contrat. Le nombre de maîtres délégués en CDI explose dans certaines académies.

Les maîtres délégués  jouent un rôle essentiel dans l’enseignement privé sous contrat  et ils sont face à des difficultés majeures en termes de charge de travail, de précarité et de reconnaissance. Leur salaire ainsi que les acomptes ne sont  pas versés toujours en temps et en heure.

Ils sont sur la même échelle de rémunération que leurs homologues de l’enseignement public avec souvent 2 niveaux en dessous. Cela dépend de chaque rectorat qui choisit de les classer et de les rémunérer d’une manière spécifique. Ce système entraîne donc des disparités territoriales importantes pour un même travail et un même employeur !

Il n’y a pas dans l’Enseignement privé de brigade de remplacements (TZR) où des maîtres attendent un remplacement tout en étant payé ! Chaque maître, pour être rémunéré, doit être devant des élèves (une classe).

Nos revendications pour les maîtres délégués

Les demandes du Snec-CFTC pour les maîtres délégués :

  • la mise en place d’une VAE (ou passerelle) pour les maîtres en précarité et l’ouverture des concours internes dans toutes les académies. Il est urgent d’agir !
  • une enveloppe spécifique pour la rémunération des tuteurs accompagnant les MD débutants, en difficultés ou se préparant au concours.
  • une harmonisation entre les rectorats pour garantir l’équité salariale à travail égal en donnant des consignes claires aux recteurs : une grille de rémunération nationale commune à tous les MD.
  • que chaque maître délégué ayant travaillé durant toute l’année scolaire et cela quel que soit le type de contrat (PRO, REP et SUP) puisse être rémunéré durant chaque vacances y compris durant les vacances d’été..
  • la prise en charge des frais de déplacement.